La recherche suisse en développement durable doit proposer des solutions

Si rien ne change, les objectifs de développement durable des Nations unies ne pourront pas être atteints. Et le monde scientifique est également sur la sellette: comme le demande le premier rapport sur le développement durable dans le monde, la recherche visant des solutions concrètes doit être intensifiée. À travers une initiative, la SCNAT souhaite donc renforcer la recherche en développement durable en Suisse.

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Immagine: Pixabay

Dans l'état actuel des choses, les 17 objectifs de développement durable adoptés par les Nations unies en 2015 ne peuvent pas être atteints. C'est ce que montre le premier rapport sur le développement durable dans le monde (Global Sustainable Development Report – GSDR) que l'ONU présente ces 24 et 25 septembre à New York. Ce dernier en appelle également aux scientifiques: en effet, les résultats de la recherche n'atteignent quasiment pas la population. Il apparaît donc prioritaire de se concentrer sur la recherche de solutions concrètes plutôt que sur l'analyse pure des problèmes.

Transformer la relation entre l'Homme et l'environnement

C'est apporter de l'eau au moulin de l'initiative pour la recherche en développement durable lancée en 2018 par l'Académie suisse des sciences naturelles (SCNAT). La SCNAT vise, par là même, à renforcer la position de ce domaine de recherche dans la politique scientifique et auprès des institutions chargées d'encourager la recherche. L'initiative souhaite mettre en évidence les aspects à étudier ou à approfondir et montrer comment la science peut contribuer à résoudre les problèmes les plus urgents. «Notre objectif est de participer au développement durable dans le monde en apportant le point de vue de la Suisse, explique Gabriela Wülser, qui dirige le projet. Nous voulons nous impliquer dans le débat public.»

Afin d'identifier les questions prioritaires en matière de recherche, la SCNAT a récemment organisé plusieurs ateliers avec des représentantes et représentants du monde politique et scientifique, des administrations publiques, des milieux économiques et d'ONG. Le constat est clair: sur la plupart des sujets, les connaissances de fond sont déjà suffisantes. Ce qui manque, ce sont des propositions concrètes indiquant les actions à mener pour conduire la société vers un avenir plus durable. La recherche en matière de développement durable doit davantage se pencher sur les options permettant de transformer la relation entre l'Homme et son environnement. Pour en être capable, elle doit collaborer plus fortement avec le monde politique, la société civile et les milieux économiques.

Un agenda pour la recherche suisse

Sur la base de ce constat, la SCNAT travaille actuellement à un agenda pour la recherche suisse. Ce dernier servira de guide pour les projets futurs et de motivation pour des programmes d'encouragement adéquats. «L'objectif est par ailleurs de mobiliser davantage de moyens pour la recherche en développement durable», indique Wülser. Car c'est également l'une des conclusions du rapport: beaucoup de pays investissent encore trop peu dans ce type de recherche. La Suisse, notamment, a du retard à rattraper.

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Dr. Gabriela Wülser
SCNAT
Gruppo di coordinamento Ricerca sulla sostenibilità
Casa delle Accademie
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3001 Berna

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