• 15.05.2019
  • Annuncio di lavoro

University of Bordeaux - Ph.D. Candidate position in Facial Skeleton Variation, Adaptation, and Evolution

Ideal candidate will have majored in Biology and later on specialized in Biological Anthropology (Master or equivalent). The candidate will have knowledge in evolution, gross anatomy, and be a user of tools such as 3D images analyses, and multivariate statistics.

La question de l’adaptation à un environnement changeant est une question centrale dans l’étude de l’évolution humaine. De nombreux traits caractéristiques du genre Homo (p. ex. bipédie) ont été interprétés comme une réponse à des changements environnementaux. Les environnements froids ne font pas exception, et la morphologie des Hommes anatomiquement modernes ainsi que celle des Néandertaliens exposés aux environnements froids font également l’objet d’interprétations adaptatives, même si celles-ci sont toujours discutées.
De nombreuses études portant sur des collections anatomiques et archéologiques (crânes secs) ont permis de démontrer que la morphologie de la cavité nasale (NC) variait selon des facteurs écogéographiques (p. ex. température, humidité). Ces résultats ont été utilisés par certains auteurs pour interpréter la morphologie faciale de Néandertal comme résultant d’une adaptation à un environnement froid. Néanmoins, les fonctions respiratoires et de conditionnement de l’air sont remplies en premier lieu par les voies aériennes nasales (NA) dont la morphologie (taille et forme) est définie par la muqueuse nasale. Une meilleure quantification de la variation et de la covariation morphologique de NC, NA, ainsi que des sinus paranasaux (dont la fonction est toujours discutée) est donc cruciale. De récents travaux ont montré que le degré de covariation morphologique entre NA et NC était beaucoup moins élevé qu’envisagé précédemment posant la question des limites interprétatives du point de vue physiologique d’études basées uniquement sur crânes secs.
Par ailleurs, les mécanismes produisant ces phénotypes particuliers interprétés comme une réponse adaptative à un environnement froid demeurent relativement obscures. Longtemps, ces phénotypes ont été interprétés comme purement héréditaires. Néanmoins, certains travaux relativement récents portant principalement sur des souris et des rats ont démontré qu’au moins une partie de ces phénotypes (crânien et postcrânien) pouvait s’expliquer par une réponse spécifique de l’organisme à un environnement froid sur une seule génération, c’est-à-dire par la plasticité phénotypique.
Les objectifs de cette thèse de doctorat en anthropologie biologique seront donc :
- Quantifier la variation morphologique de NC, NA et des sinus paranasaux et la covariation morphologique entre ces différentes structures anatomiques au sein de populations humaines actuelles issues de diverses régions du monde (images tomographiques (CT) in vivo) afin de mieux appréhender les variations intra- et inter-populationnelles (p. ex. dimorphisme sexuel, origine géographique)
- Quantifier l’influence de la température sur la croissance osseuse et cartilagineuse crânienne, plus particulièrement au niveau de NC, chez des souris de laboratoire élevées dans des conditions de températures différentes
- Déterminer les implications évolutives des résultats obtenus notamment en termes de plasticité phénotypique vs. héritabilité.

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